15.05.2009
En quête de réalisatrices
FFALM n°9 saison 6 bis
Première diffusion 15 mai 2009
Girl Power
Réalisation Lionel Bernard

Cette fois Charlie Mars part en quête de réalisatrices qui s’adonnent au cinéma autoproduit contre vents et marées. Certaines ne sont pas inconnues de notre émission, d’autres crèvent l’écran la première fois, et on est sûr que ce ne sera pas la dernière.
Avec Uda Benyamina, Marijane Miracle, Mélodie Grumberg, Nathalie Kousnetzoff & Julie Marx, T.K. Kim et Annabelle...
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On commence par une rencontre avec Uda Benyamina, la fondatrice de l’association Mille visages avec qui elle et son équipe ont commis déjà une dizaine de films, dont «Paris vs Banlieue», «Taxiphone Francaoui», ou encore «Le clou en chasse un autre» (diffusés dans le FFALM et à revoir sur le site de l’association). Nous rediffusons l’épisode « Serial dragueur » de leur série « La street », qui illustre, selon la réalisatrice, non pas la traditionnelle fracture entre « machos » et « soumises », mais plutôt ce qui pousse les mecs à s’adoucir, à se féminiser au risque de perdre eux aussi leur identité, celle du genre plus que celle du sexe...
« Ce film, ça devrait donner envie aux mecs de créer une association du genre "mi-tapette, mi-racaille", ou plutôt "ni-tapette, ni-racaille" », dit-elle à Charlie. A noter que l’an dernier, Uda est parvenu à sortir du carcan "autoprod" en réalisant un court métrage tourné en 35 mm, « La poubelle géante ». Avec en guest star le chef op’ Ricardo Aronovich, qui a travaillé (notamment) avec Zulavski, Renais, Gavras et Scola...
Autre incontournable dans le genre, Marijane Miracle (autrefois connue sous les traits de Miss Trash). Avec son acolyte Frank Sinistra qui compose la musique, elle écrit les paroles et, surtout, réalise elle-même ses clips. Ils viennent de sortir leur 2eme album, « La fin du monde ». Nous diffusons quelques uns de ces clips déjantés où elle ne fait que se mettre en scène devant la caméra, sans playback forcé.
Leur prochain spectacle est à voir le 19 juin à la Mécanique ambulatoire (Paris). Pour un avant-goût, voir sur son blog quelques extraits de sa dernière performance.
Mélodie Grumberg, une jeune réalisatrice de 26 ans, est, elle, encore dans l’ombre. Et Charlie la met en lumière grâce à son premier film, « Zéro kilomètre heure ». Une plongée dans la vie d’une jeune femme en proie à de furieux doutes existentiels. Elle a fait une école de cinéma pour apprendre les bases techniques, mais a voulu ensuite revenir aux fondamentaux, à l’histoire du cinéma en allant suivre des cours à l’université.
Elle en a tiré un goût presque instinctif pour le cinéma expérimental qu’elle apprivoise à la perfection dans ce film très personnel qui brise pas mal de codes narratifs qu’on apprend, justement, dans les écoles de ciné... Ensuite? Mélanie vient de découvrir l’école KINO, et devrait vite faire ses premières armes au sein de la cellule Kino Paris, en sommeil depuis quelques temps, il est vrai.

Nathalie Kousnetzoff est plutôt comédienne, Julie Marx plutôt auteure et journaliste. Elles se connaissent depuis un bail, et depuis peu construisent à deux et en images de petites fables surréalistes... Elles ne roulent pour aucune « cause », surtout pas féministe, et inversement, mais déroulent sans pudeur leurs petites névroses quotidiennes qu'elles tournent dans un coin d’appartement. Leur série s’appelle « Les moyens du bord », et on peut les retrouver sur leur repaire internet. Nous diffusons quelques pépites de ces moments de solitude (comme JP, Branchies, Ménage à 3, Dead line...). Une série de haiku filmés sur ce qu’elles appellent « l’injonction au bien-être », un ensemble de petites choses imperceptibles qui poussent les femmes à rentrer dans les cases de la société du spectacle et du marché amoureux... Si leurs proses kinéscopiques vous interpellent, allez donc visiter le blog de Julie, « La mouche et la vitre », sur Libe.fr.
Place maintenant à l’univers pictural de T.K. Kim (avec Charlie, cf photo de Une). Elle vit en Suisse, a suivi une formation d’artiste peintre mais s’est très vite orientée vers la vidéo et l’écriture pour parfaire son art en trois dimensions. Sa « Déclaration d’ogresse » est une sorte de bande témoin de son travail, composée de dessins d’elle détourés, déchirés, puis collés et filmés, et le tout enrobé de mots et de phrases qu’elle écrit spontanément. Pour elle, entre peinture et vidéo, son corps balance: « L'une est la question, l'autre la réponse et vice versa. La vidéo est plus nette, coupée, définie et la peinture se travaille plus en finesse, en couches successives, en reflets intérieurs... ». Tout son travail est à retrouver ici dans sa maison virtuelle.
Et finissons cette page spéciale par les déambulations souterraines d'Annabelle et ses vidéos sans fioritures réalisées par Remy d’Arcangelo, qui est aussi le metteur en scène de ses spectacles qu'elle écrit et interprête en solo... « Naturellement Frappée », son dernier show, était jusqu'à fin avril à l’espace St Honoré à Paris, et Annabelle remet le couvert en mai et juin au Studio 77, Paris 11. Le film diffusé dans cette émission, c’est « Gym Metro Tonic », de quoi mettre la pêche aux endormis du métro...
Diffusions sur les antennes de C+
- CANAL + : vendredi 15 mai à 23h18
- CANAL + Cinéma : mardi 19 mai à 20h19, mercredi 20 mai à minuit 30
- CANAL + Décalé : jeudi 21 mai à 6h38
12:40 Publié dans Dernières émissions | Lien permanent | Trackbacks (0) | Tags : filles, femmes, girl, power, réalisatrices | Commentaires (0)








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